Mairie de HESSE. 3 La Cour, 57400 HESSE - 03.87.23.82.33
 




la  place  de  hesse  dans  l'architecture  régionale

          

     
     L'église de Hesse est remarquable par la beauté de ses matériaux, des grès vosgiens roses, blancs et gris, mais aussi par la qualité et le soin apportés à sa construction par les divers maîtres d'œuvre et tailleurs de pierre qui y ont travaillé. Pratiquement inconnue, même des spécialistes, l'église abbatiale de Hesse doit prendre une place importante dans l'histoire de l'architecture du Moyen Age en Alsace et en Lorraine, et ce pour plusieurs raisons.

         D'abord, par la position géographique tout à fait particulière du village de Hesse, qui se trouve au point de contact de trois régions ayant chacune leur propre individualité artistique :

  1. l'Alsace, les pays du Rhin et la Lombardie, au-delà des Alpes

  2. les Vosges, et, un peu au Sud, la Bourgogne

  3. la Basse Lorraine et la région mosellane


          D'autre part, le village de Hesse est situé sur la frontière linguistique qui séparait l'aire du parler roman de celle du parler germanique. En zone germanique pendant le Moyen Age, le bourg s'est trouvé au cours des siècles suivants en zone romane. L'architecture de l'église abbatiale de Hesse s'est ainsi trouvée ouverte à diverses influences qui laissèrent des traces importantes dans la construction de l'édifice : influences rhénanes pendant les XIe et XIIe siècles, puis influences lorraines du Nord et du Sud lors de la décomposition de l'empire germanique, qui laissa le champ libre aux influences occidentales.

           Enfin, poste-frontière des influences architecturales, l'église de Hesse s'est trouvée être, en partie d'ailleurs pour les mêmes raisons géographiques, un témoin de l'évolution de l'architecture au cours de deux siècles. Elle y a perdu de son intérêt purement artistique, mais y a gagné un intérêt immense pour l'histoire de l'architecture du Moyen Age dans les régions de l'Est de la France.

          L'église de l'ancienne abbaye de Hesse est orientée et de forme basilicale. Elle apparaît comme un ensemble architectural complexe. Aux différentes étapes de la construction, qui correspondent chacune à un style bien défini et qui s'étalent du Xème au XIIème siècles, se sont ajoutées au cours des siècles de nombreuses réfections plus ou moins importantes, ainsi que la destruction d'une partie de la nef. Par analyse succincte de divers éléments architecturaux et par analogie avec certains édifices régionaux, les principales étapes de construction peuvent cependant être définies.


le  croisillon  nord  et  l' église  primitive



         L'année 1049 vit le pape Léon IX en visite dans sa région natale. Il passa par Hesse où il consacra un autel. On sait d'autre part que l'abbaye fut fondée par un parent de Léon IX, vraisemblablement son grand-père le comte Louis de Dabo. Le pape étant né en 1002, on peut ainsi situer la date de la fondation, donc de la construction de la première église, aux alentours de l'an mil, probablement à la fin du Xème siècle.

          L'église primitive se retrouve dans les parties basses des murs du croisillon Nord. Il est même fort probable qu'une église ait existé avant même la fondation de l'abbaye : le lieu de Hesse est cité dans un cartulaire de l'abbaye de Wissembourg en 847. Certains historiens prétendent que l'église abbatiale s'est construite à partir du croisillon Nord et de son absidiole, actuellement autel de la Vierge. 

         Ce sont sans doute les restes de ce premier édifice que l'on retrouve dans les parties basses des murs du croisillon Nord et de son abside. Plusieurs indices parlent en faveur d'une datation précoce, le début du XI
ème siècle.

         La comparaison avec l'église de Surbourg en Alsace (entre Haguenau et Wissembourg) construite au milieu du XIème siècle, montre une conception du plan tout à fait identique. On retrouve à Hesse, au niveau des bases, les restes des piliers engagés qui séparaient le croisillon Nord et la croisée d'une part, le croisillon et le bas-côté d'autre part. Or le plan ainsi obtenu est, jusque dans ses dimensions, identique à celui de Surbourg.

          La limite entre les parties appartenant au XIème siècle et la réfection postérieure est bien visible à l'extérieur où elle est marquée par un décrochement du parement. Les vestiges d'une ouverture haute en plein cintre ainsi qu'une porte très primitive également en plein cintre sont inclus dans les murs de la première église. 




          L'absidiole Nord a été reconstruite après l'incendie qui détruisit en 1920 l'ancien presbytère qui y était accolé. Ce bâtiment devait lui-même être un vestige du prieuré, abandonné après la Révolution française de 1789.

 



le  chœur  et  l ' abside 
 

          
          Le chœur et l'abside forment une partie d'une grande unité architecturale et stylistique. Pratiquement tous les éléments du chevet permettent de le dater entre 1190 et 1210. De nombreuses analogies avec les églises de Rosheim, d'Altdorf et de Neuviller-les-Saverne, en Alsace, et celle de Seebach dans le Palatinat, semblent indiquer que ces églises sont dues à un ou plusieurs ateliers de bâtisseurs travaillant en étroite relation.

Prenons quelques exemples :

- Les moulurations des bandes lombardes et des lésènes sont celles d'Altdorf, du transept de Neuviller-les-Saverne ou de Seebach. Toutes les parties qui nous intéressent dans ces églises ont été construites entre 1190 et 1210 environ.

- Les colonnettes engagées, prolongées sans transition de chapiteaux par des voussures toriques en plein cintre ont leur répondant à Seebach et Altdorf.

- Les profils des moulurations de la base des murs reposant sur un socle en glacis se retrouvent absolument identiques dans leurs dimensions à Altdorf, Seebach et Neuviller, et au transept de Strasbourg dont la partie qui nous intéresse a été également construite à partir de 1190 environ.

-  A l'intérieur, le plan cruciforme des piliers engagés et cantonnés de colonnes elles-même engagées est celui de Strasbourg.

- Les moulurations de l'abaque des chapiteaux et les chapiteaux eux-mêmes en forme de coussinets se retrouvent à Altdorf, absolument identiques.

- La coupe des ogives, demi-tore sur bandeau à section rectangulaire, se retrouve encore à Altdorf, ainsi d'ailleurs que la clé de voûte à ouverture circulaire.


           Toutes ces analogies nous montrent clairement qu'il a existé dans les dernières années du XIIème siècle un ou plusieurs ateliers en relation étroite. Leurs réalisations, que l'on retrouve non seulement dans l'Alsace du Nord, mais encore dans le Palatinat et sur la rive droite du Rhin qui formaient un ensemble politique cohérent, s'opposent assez nettement à un deuxième groupe de constructions dont l'origine se trouve à Bâle et dont l'action se situe dans la partie méridionale de l'Alsace.

          Sur le transept assez peu saillant s'ouvre un chœur d'une travée carrée, fermé par une abside voûtée en cul-de-four. Appliquée contre cette travée solide, l'abside en forme de demi-cercle n'a pas eu besoin de renforcements intérieurs. Seul un bandeau mouluré horizontal prolongeant les tailloirs des piles couronne le mur et accuse le départ de la voûte en cul-de-four. L'abside principale prend le jour par trois fenêtres romanes en plein cintre, ébrasées à l'intérieur et à l'extérieur. 

          Le chœur est remarquable par la puissance des quatre massifs formant les angles de la travée. Ce sont des massifs à ressauts où alternent des piédroits (montants verticaux) à arêtes vives et des demi-colonnes engagées. 

          A l'entrée du chœur, l'arc en tiers-point comporte cinq rouleaux, arêtes vives et tores alternant également, reposant sur de hauts tailloirs moulurés, sous lesquels apparaissent des chapiteaux nus et bombés qui ressautent les uns sur les autres. 

          Les murs Nord et Sud du chœur sont évidés intérieurement par un arc de décharge en plein cintre. Outre leur effet d'allègement, ces arcs apportent une solution heureuse, on est tenté de dire géniale, au problème que pose le changement de niveau du sol. 

        Les deux coussinets des chapiteaux de l'abside portent, incomplète d'ailleurs, la seule partie sculptée du chevet. Le décor, qui semble ébauché, de feuilles d'eau et de lanières se retrouve à Strasbourg. On le retrouve plus évolué sur le chapiteau Sud-Ouest de la croisée.

         Le chœur supporte actuellement une tour plus récente, datant des années 1750-1760. Il est certain, le niveau des murs romans l'atteste, que la tour se serait trouvée, si l'église romane avait été achevée, sur la croisée du transept. On aurait ainsi retrouvé le plan et l'élévation classique de Rosheim.

          Des absidioles de même forme, mais plus réduites, flanquent le chœur à droite et à gauche et s'ouvrent directement sur le transept.


 



le  croisillon  sud  et  son  absidiole  à  cinq  pans

 
 

         Le style est très proche de celui du chevet et leur construction a dû suivre de près. L'absidiole s'éclaire par deux fenêtres rondes. Vue de l'extérieur, cette absidiole dévoile son originalité : elle a cinq pans, chacun admirablement travaillé, et surmonté d'une élégante dentelure en créneaux.



        Dans le bras droit du transept, les parois intérieures Sud et Ouest sont décorées à leur base d'une belle arcature détachée des murs, formée de cinq arcades au Sud et de deux à l'Ouest. Les arcatures reposent sur des colonnettes détachées, d'un effet saisissant. L'ensemble se développe sur une longueur de 11 mètres. Une frise élégante surplombe et unit les arcatures. Cette partie est certainement la plus remarquable de tout l'édifice, si riche en détails d'une magnificence rare. La frise sculptée est déclarée par les spécialistes en architecture comme étant un des plus curieux spécimens de l'architecture romane en France. Tous les détails de cet admirable travail mériteraient « les honneurs du burin ».


 
 

l ' œuvre  sculpté : les  chapiteaux



 

       
           Les chapiteaux
trouvent leur modèle dans ceux du chœur de Bâle qui furent exécutés entre 1185 et 1200. Leur unité décorative est assurée par la formule typiquement bâloise de la lanière à pointes de diamants. Ils dérivent d'un épannelage cubique dont les faces servent de limite aux replis très profonds du feuillage stylisé.

         Ils sont l'aboutissement d'un style et d'une technique. Ils doivent donc être comptés parmi les chefs-d'œuvre de la sculpture romane rhénane. Par contre, et c'est là le paradoxe, le vide pénètre profondément dans la masse sculptée de sorte que, loin d'être un bas-relief, le chapiteau isolé prend vie dans sa masse jusqu'à devenir ronde-bosse.

        Les six chapiteaux de cet œuvre sculpté, recevant la retombée des arcs, sont d'une grande élégance et tous différents. Très romane d'inspiration, la sculpture tend à emplir tout le volume cubique en se distribuant suivant des axes de symétrie. Le vide pénètre profondément dans la masse sculptée, entre les replis de feuillage stylisé, donnant vie à la pierre. En levant les yeux, on aperçoit dans l'angle l'admirable chapiteau-tête : une tête chevelue et barbue est encadrée de mains minuscules qui retiennent des monstres à tête de chien, corps de reptile et queue de poisson. C'est un thème d'origine lombarde, que l'on retrouve sous une forme légèrement différente sur un chapiteau du chœur de Bâle.


       A l'extrémité droite de la frise, près de la porte de l'actuelle sacristie, le chapiteau angulaire représente deux hommes jouant aux dés. Eh non ! Ce n'est pas un damier carré qui sépare les deux hommes aux jambes nues et portant robe, contrairement à ce que certains visiteurs ont lu ici ou là ! Les faces larges et souriantes des deux joueurs sont amicalement accolées, et chacun pointe un index vers l'un des trois dés. La composition est complétée par une cruche au ventre rebondi qui emplit harmonieusement le vide créé entre les bras des deux personnages.


       La composition du sujet et la manière de le traiter est telle que ce chapiteau, à lui seul, pourrait représenter toutes les valeurs de la sculpture romane. La tête et les membres de chaque personnage sont répartis autour du sujet central, le plateau de jeu complété par la cruche, de façon à occuper de manière souple tout l'espace que leur réserve le cadre.


  

l ' œuvre  sculpté : la  frise


 

       
          La frise se présente comme une suite de palmettes dont les branches sont constituées par un double rinceau qui assure la liaison entre deux palmettes et assure l'unité de l'ensemble : un rinceau supérieur continu, et un rinceau inférieur interrompu, dont les extrémités des éléments sont liées deux par deux  par une bague à pointes de diamants, formant le cœur de la palmette. Aux lignes architecturales verticales coupant la frise correspondent les motifs indépendants des palmettes.

         La dentelle de cette frise comporte près de quarante motifs, dont très peu sont rigoureusement semblables. Il est très intéressant de les étudier un à un. Les plus remarquables mêlent à la flore sculptée une faune monstrueuse constituée de sirènes-oiseaux ou sirènes-poissons, d'un monstre à tête de chien et corps d'oiseau, ou encore d'un dragon.

        Il faut sans doute voir dans l'exécution de la frise deux mains différentes. Mais, pour les historiens en architecture, il ne fait aucun doute que ces deux artistes ont travaillé à Bâle et qu'ils appartiennent de manière plus lointaine à la Lombardie.



 

la  croisée  du  transept


 

          La croisée du transept, dont les deux piliers Est ont été mis en place lors de la construction du chœur, est probablement la dernière étape de la construction romane.

          Les deux piliers Est ont été mis en place lors de la construction du chœur. Les deux piliers Ouest, sur plan cruciforme, reçoivent deux consoles supportant, par l'intermédiaire de chapiteau, le deuxième rouleau du doubleau. Les chapiteaux sont plus proches de Strasbourg que de Bâle et portent les habituelles lanières à pointes de diamant.

         Le pilier Nord-Ouest, appuyé sur le pilier de la première église, est incomplet. Ce pilier porte une quarantaine de signes lapidaires et chaque assise porte une ou plusieurs fois son signe distinctif, ce qui tend à prouver qu'il ne s'agit pas de marques de tailleurs de pierre, mais de signes de pose. On retrouve le même système sur deux piliers de la croisée de Marmoutier (1230 environ).


 

la  nef  et  les  bas - côtés



 

 

        

           La nef dénote dans ses différents éléments l'influence du style gothique naissant. La nef et ses bas-côtés étaient constitués de trois travées, reprenant le plan rhénan imposé par le transept. Seule la première travée subsiste intégralement de nos jours. La deuxième n'existe plus que par son bas-côté Nord : c'est là que l'on peut voir les deux dalles funéraires qui, selon toute vraisemblance, recouvraient jadis les sarcophages de deux membres de la famille comtale de Dabo, fondateurs de l'abbaye bénédictine de Hesse, dont ne subsistent de nos jours que l'église et la monumentale porte d'enceinte. 

          La troisième travée a été entièrement abattue à la fin du XVIIe siècle. Seules subsistent, presque totalement enterrées dans l'ancien cimetière qui entoure l'église, les bases des piliers. Lorsque l'on regarde les murs extérieurs, près de la porte d'entrée et à côté de l'escalier qui monte à la tribune, on distingue les vestiges des arcs gothiques des anciennes ouvertures. La démolition est intervenue entre 1693 et 1700, sur ordre de l'Abbé de Haute-Seille Jacques Moreau, seigneur de Hesse. Cette destruction, dont le but était préventif, s'explique facilement. Les deux dernières travées supportaient, comme on le voit encore aux arrachements des trois piliers restants, une tribune. Cette tribune, masse énorme, ajoutait encore aux poussées obliques tendant au renversement vers l'extérieur des piliers de la nef qui n'étaient guère soutenus par les piliers et contreforts très maigres des bas-côtés. L'amorce de rupture s'est probablement tout naturellement déclarée du côté Sud, les fondations n'étant sans doute pas suffisantes de ce côté pour combattre les effets de la forte déclivité du terrain.

         La travée subsistant a été consolidée en la flanquant d'un contre-mur et en la fermant d'une maçonnerie en remplissage sous les trois arcs doubleaux. 

         Si le transept roman a imposé, au moins dans ses dimensions, le plan de la nef, l'élévation par contre a dû être légèrement corrigée. En effet, l'emploi des arcs en tiers-point a nécessité un rehaussement d'environ un mètre du dernier étage de chapiteaux. Il a donc fallu du côté de la nef réajuster le niveau des chapiteaux romans de la croisée et le niveau gothique. Le décalage a été comblé par deux courtes colonnes surmontées de chapiteaux.

          La longueur totale de l'édifice était de 50 mètres, depuis l'abside jusqu'au portail, dont les fondations se situent dans l'ancien cimetière. Aujourd'hui, la plus grande longueur est de 30 mètres, en sorte que le chœur et la nef ont à peu près la même dimension.



 

les  dalles  funéraires


 

          C'est très probablement Louis, comte de Dabo, qui fonda vers l'an 1000 sur ses terres,à Hesse, une abbaye bénédictine. Son œuvre fut continuée par son unique héritière, Helwige, qui épousa Hugues IV d'Eguisheim, fondant ainsi la famille d'Eguisheim-Dabo. De leur union naquirent huit enfants. Leur second fils, Brunon, né le 21 juin 1002, devint pape en 1048 sous le nom de Léon IX. 

         Les deux dalles funéraires que l'on voit aujourd'hui encore dans le fond de l'église ont très certainement recouvert les sarcophages de deux membres de la famille comtale qui fonda l'abbaye. Quelques historiens en ont fait les tombeaux de la fondatrice de l'abbaye et de son mari, le comte Hugues. Du même coup, ils ont placé l'exécution des pierres au XIème siècle, si ce n'est au Xème. « Or, il est évident que la sculpture de ces fragments de tombeaux ne peut appartenir qu'au XIIème siècle, plus précisément à une époque située entre 1150 et 1180, la sculpture de la fondatrice étant plus évoluée, donc postérieure à celle de l'autre tombeau. » (Daniel Gaignoux)

         L'une des dalles est ornée d'un écu triangulaire avec le lion héraldique  d'Eguisheim-Dabo. Sur le côté, comme sur l'autre pierre tombale, des cordons d'arceaux ornés de feuillage. Cette pierre a probablement recouvert le tombeau du comte Hugues, frère de Léon IX, à moins que ce ne soit celui de son fils Henri.

         L'autre pierre représente une femme dont les traits du visage ont été martelés. Les cheveux tressés sont disposés de part et d'autre de la tête. La dame est enveloppée dans une longue cape, fermée au cou par une broche. Une robe plissée lui couvre les chevilles. La main droite relevée semble esquisser un salut ou une bénédiction, alors que la main gauche tient une petite église. Ce gisant représente peut-être la comtesse Helwige ou plus vraisemblablement la comtesse Mathilde, sa belle-fille, désignée en tant que fondatrice de l'établissement religieux, puisque c'est très certainement elle qui a achevé au XIème siècle la fondation commencée par Louis de Dabo vers l'an 1000.


 



 

l ' extérieur
 

         L'extérieur a subi de sévères transformations au cours des siècles, mais présente toutefois un grand intérêt. Le chevet de l'absidiole sud est à cinq pans coupés. L'abside principale garde la forme du demi-cercle. Les murs de l'une et l'autre reposent sur de hauts et larges socles très remarquables. Les bases à moulures attiques reposent sur une semelle à talus de retraite oblique. En élévation, les parois sont divisées par des lésennes ou jambes verticales à arêtes qui, au lieu de supporter une arcature lombarde, supportent un curieux décor crénelé. Le décor crénelé est également présent sur les murs des bras du transept et sur les murs extérieurs de la travée droite du chœur.


 

        

          L'abside sud possède, au-dessus du décor crénelé, un cordon de dents d'engrenage qui souligne la haute et saillante corniche formée d'une alternance de moulures convexes et concaves.

         Ces détails sont caractéristiques du style germanique. Maints détails - les lésennes à arêtes moulurées, le décor à dents d'engrenage, les billettes associées aux cordons d'arceaux, les socles saillants et moulurés - se retrouvent sur le portail Nord et sur la façade occidentale de l'église de Marsal (Moselle).



 

l' orgue

 

        L'orgue se trouve sur une tribune en bois, au-dessus de l'entrée de l'église. On y accède grâce à un escalier extérieur aux marches en pierre fort usées. L'instrument a été construit par Jean-Nicolas Hesse, en 1862, et restauré par Jean-Georges Koenig en 1971. Le buffet est de style "troubadour". Le meuble est en chêne verni, sauf les panneaux arrière et les plafonds, partiellement remplacés lors de la restauration réalisée par Koenig. La partie instrumentale a été classée monument historique en 1989.


 
 

les   vitraux


         Les vitraux de l'église ont été détruits ou ont été égarés lors des guerres successives. Un seul figuratif subsiste au milieu du chœur. Il date de 1867 et a été offert par « les parrains et marraines des cloches », ainsi qu'il est écrit dans sa partie basse. Il représente la Sainte Vierge Marie.

 

 
 
 

les   statues
 

         La plus ancienne et certainement la plus belle est celle de Notre-Dame de Hesse, antique statue vénérée par les paroissiens depuis des siècles. Elle présente l'enfant Jésus, porté dans son bras droit, tandis que la main gauche tient un sceptre. Cette statue est placée sur le petit autel de l'absidiole gauche. 


          Sur le mur Nord du transept gauche est accroché un très grand Christ sur la croix.

          La porte d'entrée est surmontée de la statue du patron de l'église, Saint Laurent. Cette statue est contemporaine.






 

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